Chloé Poizat

Peau

180.00 €

Artiste plasticienne, Chloé Poizat est née en 1970 à Saint-Cloud. Elle vit à Paris, travaille au Pré-Saint-Gervais et est représentée par la Galerie 22,48 m2. Diplômée des Beaux-Arts d’Orléans, elle suit le cours de Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue, au Collège de France. Tout poursuivant ses explorations plastiques, elle crée des illustrations pour la presse française et internationale (Le Monde, The New-York Times, The New Yorker).

Son travail évoque la disparition des êtres, des choses et des lieux. Mondes invisibles et métamorphoses s’entremêlent dans ces œuvres. Elle entretient, depuis toujours, un lien particulier avec la fiction, qu’elle recherche en littérature ou dans le cinéma de genre.

Elle définit son travail avec un mot valise : « Horrifique-Merveilleux », qui lui a notamment été inspiré par la lecture des œuvres de Marcel Schwob. Ses terrains d’exploration se composent, d’une part, des cultures autochtones, d’animisme et de mythes, d’archéologie, de botanique et de minéralogie, et d’autre part, des pratiques créatrices spontanées telles que l’art brut, le dessin automatique, les chants et danses rituels. Chloé cherche à restituer, dans ses œuvres, une vision intuitive du monde, dont elle reste à l’écoute dans son approche plastique.

Sa pratique est multiforme et se fonde sur l’assemblage, faisant dialoguer des fragments d’ensembles modulables (dessins, peintures, collages, sculptures, photographies, sons). Se créent ainsi des narrations parcellaires et des mondes mystérieux où le grotesque, le rêve et l’étrange sont omniprésents. Chloé est également sensible à la biodiversité. Cela se traduit par le recours à des éléments recyclables dans sa technique, et à une attention portée à l’impact humain sur la nature, qu’elle développe par le biais du fantastique.

Une partie de son travail prend également forme à travers l’édition, avec la publication d’artzines, de livres ou de multiples, objets souvent conçus pour accompagner un contexte d’expositions ou de grands projets. À l’occasion du Salon International du Dessin Contemporain Paréidolie 2019, elle a été lauréate du Prix Indépendant de la revue Point Contemporain.

Après avoir expérimenté différentes techniques d’estampe, Chloé Poizat s’est essayée à la lithographie pour la première fois en novembre 2019 au Telegraphe, aux côtés de Mario Ferreri et Joël Ramos durant quelques jours de résidence.